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Tuesday, September 30, 2014

I always liked it slow (Leonard Cohen)

I’m slowing down the tune
I never liked it fast
You want to get there soon
I want to get there last

It’s not because I’m old
It’s not the life I led
I always liked it slow
That’s what my momma said

I’m lacing up my shoe
But I don’t want to run
I’ll get here when I do
Don’t need no starting gun

It’s not because I’m old
It’s not what dying does
I always liked it slow
Slow is in my blood

I always liked it slow:
I never liked it fast
With you it’s got to go:
With me it’s got to last

It’s not because I’m old
It’s not because I’m dead
I always liked it slow
That’s what my momma said

All your moves are swift
All your turns are tight
Let me catch my breath
I thought we had all night

I like to take my time
I like to linger as it flies
A weekend on your lips
A lifetime in your eyes

I always liked it slow...

I’m slowing down the tune
I never liked it fast
You want to get there soon
I want to get there last

So baby let me go
You’re wanted back in town
In case they want to know
I’m just trying to slow it down



Slow, Leonard Cohen, in album : "Popular Problems" 2014

Tuesday, September 09, 2014

Pour un cinéma contemporain soustractif (Antony Fiant)


Pour un cinéma contemporain soustractif
Antony Fiant (Juin 2014) extrait PDF / Site de l'éditeur

Résumé :
Depuis le début du XXIe siècle, on observe l'apparition régulière de films minimalistes manifestant une réticence marquée envers le scénario, le récit, la parole, la musique et la psychologie. Qu'ils relèvent de la fiction, du documentaire, ou des deux à la fois, les films de quinze cinéastes du monde entier (Lisandro Alonso, Wang Bing, Alain Cavalier, Pedro Costa, Darejan Omirbaev, Béla Tarr, entre autres) sont ici analysés d'un point de vue esthétique et dramaturgique pour mieux mettre en évidence un geste soustractif.
Moins d'histoire, moins de dialogues, moins de décors, ces caractéristiques manifestent une belle foi en l'art du cinéma et en sa capacité de suggestion.


Cet ouvrage veut réaffirmer les spécificités d’un art de la mise en scène, de l’espace et du temps.
Force est de constater la présence dans le cinéma le plus contemporain (ici envisagé entre 2000 et 2013) de nombreux cinéastes rechignant à se glisser dans des modèles esthétiques et dramaturgiques bien rodés, en faisant en quelque sorte vœu d’abstinence (tant esthétique que dramaturgique). En plébiscitant le cinéma contemporain soustractif, ce livre voudrait – à un moment où la singularité du cinéma semble bien menacée par le tout-venant numérique – réaffirmer les spécificités d’un art de la mise en scène, de l’espace et du temps.

Sommaire : 

1. Remise en cause du récit 
  • Questions de récit   
  • Retour sur le scénario    
  • À la limite du maniérisme  
 
2. Personnages reclus du monde
  • L’autarcie au risque de la marginalisation    
  • L’espace comme refuge    
  • Présence des corps  
 
3. Esthétiques « pauvres »  
  • Repli esthétique, esthétiques du chaos    
  • Cadre géométrique    
  • Cadre physique     

4. L’autoportrait, expiation ou exutoire ?    
  • Fragments d’intimités    
  • Présence/absence des corps et des voix    
  • Des « lieux, dépositaires d’images-souvenirs »    

5. Dramaturgies régénérées 
  • La fable sinon rien    
  • Parole contre mutisme    
  • Travail des genres
    
6. Questions d’adaptation et de réflexivité
  • Recours à la littérature   
  • Recours au cinéma  
  
7. Un cinéma de la cruauté  
  • Des mondes originaires    
  • Pulsions élémentaires    
  • Chemins de croix 
   
8. Suggérer le passé : l’histoire tout de même   
  • Histoires de camps    
  • Colonisation, décolonisation    
  • La chute du communisme   

9. Observer les mutations du monde
  • Poésie politique   
  • Vers un primitivisme anthropologique


l'auteur : 
Antony Fiant, professeur en études cinématographiques à l'université Rennes 2, écrit dans plusieurs revues de cinéma, notamment Trafic et Images documentaires. Il est l'auteur de deux essais monographiques : (Et) Le cinéma d'Otar losseliani (fut) (2002, l'Âge d'Homme) et Le cinéma de Jia Zhang-ke. No future (made) in China (2009, Presses Universitaires de Rennes).

Wednesday, August 06, 2014

WANG Bing & Jaime ROSALES en correspondance (Centre Pompidou, Paris, 2014)

 WANG Bing et Jaime ROSALES - Le geste humain
Centre Georges Pompidou, Paris, France
14 avril - 26 mai 2014

  • Rétrospective intégrale Wang Bing (Chine)
  • Rétrospective intégrale Jaime Rosales (España)
  • Correspondance Wang Bing - Jaime Rosales (3 vidéos)
  • Exposition de photographies sur le tournage de Père et fils, Traces et Un homme sans nom - Wang Bing
  • Installation vidéo Wang Bing (Père et fils, Traces, Crude Oil, correspondance avec Jaime Rosales), Jaime Rosales (correspondance avec Wang Bing)
  • Débat Wang Bing, Jaime Rosales, Emmanuel Burdeau (19 avril 2014) vidéo 1h14' (Chinois, français)
  • Interview de Wang Bing vidéo 17' (Chinois, français)
Bibliographie, liens internet 

* * *

Filmographie WANG Bing :

Les longs métrages
  • À L’ouest des rails (2003/Wang Bing/Chine) béta, 551’, coul
  • Fengming, chronique d’une femme chinoise (2007/Wang Bing/Chine) DCP, 192’, coul.
  • L’Argent du charbon (2009/Wang Bing/France, Chine) béta, 53’, coul.
  • L’Homme sans nom (2009/Wang Bing/France, Chine) béta, 97’, coul.
  • Le Fossé (2010/Wang Bing/Belgique, France, Hong-Kong) DCP, 113’, coul.
  • Les Trois soeurs du Yunnan (2012/Wang Bing/ France, Hong-Kong) DCP, 153’, coul.
  • ’Til Madness Do Us Part (2013/Wang Bing/Chine, France, Hong-Kong, Japon) DCP, 228’, coul.
Les courts métrages
  • Brutality Factory (2007/Wang Bing/Chine, Portugal) béta, 16’, coul.
  • Venice 70 : Feature Reloaded’s Part (2013/Chine, Italie) 1’34, coul

* * *

Filmographie de Jaime Rosales :

Les longs métrages
  • La Horas del dia / Les heures du jour (2003/Rosales/España) 35 mm, 103’, coul., vostf
  • La Soledad (2007/Rosales/España) 35 mm, 135’, coul. vostf
  • Tiro en la cabeza / Un tir dans la tête (2009/Rosales/Espagne) 35 mm, 85’, coul. vostf
  • Rêve et silence / Sueño y silencio (2012/Rosales/España, France) 35 mm, 110’, coul., vostf
Les courts métrages
  • Virginia no dice mentiras / Virginia ne ment pas (1997/Rosales/Cuba) vidéo, 13’, coul.
  • Episodio / Épisode (1998/Rosales/Cuba) vidéo, 12’, coul.
  • Yo tuve un cerdo llamado Rubiel (J’avais un cochon nommé Rubiel), Cuba, 1998, vidéo, 13’, coul.
  • Palabras de Una Revolución / Mots pour une révolution (1998/Rosales/Cuba) vidéo, 11’, n&b et coul., non sonore.
  • The Fish Bowl (1999/Rosales/Australie) vidéo, 10’, coul.



La correspondance filmée Jaime Rosales avec Wang Bing
  • T4 – Barajas Puerta J 50 (2009/Jaime Rosales/Espagne) vidéo, 10’, coul., vostf.
  • Happy Valley / Xi Yang Tang (2009/Wang Bing/Chine, Espagne) vidéo, 18’, coul., vo.
  • Red Land (2011/Jaime Rosales/Espagne) vidéo, 21’, coul., vostf.

Tuesday, April 15, 2014

Tokyo Reverse (SlowTV)


Tokyo Reverse (1st April 2014, France4, France Télévision) full 9h video on YT
9 hours of SlowTV from 15h00 to 24h00

Shot in separate portions around Tokyo, in various places (this is a fake "live and continuous" plan sequence patched up together afterward), the camera records in forward motion with the man walking backward in the street. During broadcasting the footage is played in reverse and appears to make all bystanders and cars to go backward in the city. Because of this "trick", the contemplation isn't "pure". The artificial concept adds a cerebral meaning to the actual footage, therefore turning a contemplative promenade into a filmic experience more complex, formally more sophisticated, with a comedic touch. But if we ignore this peculiar contraption (dispositif), we could look at this as a contemplative immersion, like the original SlowTV experiment it is based on : the  7h½ train ride, and the 134h cruise ship ride in Norway (see previous post : Contemplative TV Cruise)
On broadcast, the experience for the viewers was made more interactive, #tokyoreverse, with the Twitter account of the walking man (in fact the film director @SimonBouisson) being updated "live" (in hindsight) to show his thoughts when he appears to text on his phone, or publish his photos when he takes photos on the video with a passerby.
However, the spectacle wasn't nearly as successful in France, on national TV, as it was in Norway. Scoring an audience average of 29,000  (0.2% of TV audience for this timeslot).

Wednesday, March 05, 2014

Minuscule : la vallée des fourmis perdues

Minuscule : la vallée des fourmis perdues
(2013/Hélène Giraud et Thomas Szabo/France) Animation

Contemplative animation for kids, no dialogue and all sound FX, a narrative that tells itself with images and self-explanatory situations. Insects are animated onto real-world footage of natural landscape.